18 mars 2012

Untested

Mes deux musées préférés à Bruxelles sont le Musée des sciences naturelles et le Musée d'Afrique.

Tous deux sont des monuments architecturaux déjà, chacun est rempli de bois, de soudures sculptées, de grands escaliers et ont cette odeur de vieux que j'apprécie particulièrement.

Mon fillot et moi sommes déjà allés plusieurs fois au Musée des Dinosaures comme il dit, il y a toujours des expos temporaires très ludiques et on ne loupe jamais notre plaisir d'aller voir les immenses Tyrannosaures et autres Diplodocus et puis d'aller aussi zyeuter là-bas, tout au bout du musée, là où presque tout est en panne et que le balatum par terre fair puic au contact de nos chaussures, d'aller zyeuter les araignées en faisant hiiiiii c'est dégueu.  Oui en fait c'est moi qui dit dégueu, lui il dit dégoutant parce qu'il est poli et que s'il l'était pas, je lui colle une baigne.

Et aujourd'hui, c'est la direction du Musée d'Afrique que nous avons prise.  J'y allais souvent quand j'étais petite, car mes parents aimaient à se promener dans le grand parc situé à côté du musée, la longue et verte Avenue de Tervuren en voiture ou traverser la forêt avec le tram et puis un grand rond-point et dès qu'on voit la statue de l'éléphant sur la gauche, c'est là.  Super facile à trouver...

Un des avocats du bureau d'en face était invité au vernissage de l'exposition Uncensored et m'avait fortement conseillé d'y aller.  Le musée ferme à la mi-juillet pour des mois et des mois car une grande restauration du musée est lancée.  Il a été inauguré en 1910, il est donc vieux et a bien besoin d'un bon lifting de centenarité !

La dernière fois que j'y suis allée, c'était il y a 5 ou 6 ans, pour une expo photos.  Je me souviens à l'époque de l'étonnement de mes amis quand je leur disais que j'adorais ce musée car tous se sentaient plutôt mal à l'aise au milieu de ces animaux empaillés mis en situation dans la savane ou la forêt tropicale, face à cet éléphant empaillé un peu tout pourri tout abîmé dont tu voyais la paille sortir des pattes, ses centaines de papillons épinglés et ses milliers d'objets volés au peuple africain au nom de la culture et de dieu aussi, probablement.  Ce musée a toujours senti le colonialisme à plein nez, je m'en rendais compte d'une certaine manière étant petite, c'est ce qui fait son charme, c'est ce qui nous met face à une partie de notre passé à tous (et à nous, en tant que Belges, humhum...) dont nous n'avons pas à être fier mais qui malgré tout a eu lieu et se représente si bien dans le musée d'Afrique justement...

Uncensored, c'est l'ouverture d'une partie des caves du musée.  Des milliers de serpents, des millions de rapports, des milliards d'heures de travail.  Le musée n'expose généralement qu'un tout petit pourcent de sa collection et ne dévoile à certains endroits que 10 pour-cents supplémentaires en nous ouvrant ses caves.  

Un audiophone pour marraine et un livre avec des questions et des dessins à compléter pour fillot et nous voilà partis pour la visite.  Nous avons bien entendu visité le musée en lui-même et puis à un moment, petit tourniquet en métal et un escalier qui descend vers les secrets du musée.


 (toutes ces armoires sont remplies de bocaux de formol contenant des serpents)






Avec aussi à la remontée des caves vers le musée, une p'tite pensée pour LilyCat...


Personnellement, j'ai trouvé ça terrible.  Shen a aussi adoré mais pour aller au musée, c'est vraiment un enfant facile, à la limite c'est lui qui traîne plus que moi ?!

L'expo dure jusqu'au 8 juillet et ensuite le musée se met en congé.  Les caves ne seront plus réouvertes pour probablement les 100 années à venir, autant en profiter donc, je pense que je vais y retourner =)

Pensée philosophique du jour : "Pourquoi on ne rend pas aux africains ce qui leur appartient, ce serait pourtant plus juste non ?"  Fillot...  Pas trop su quoi lui répondre, j'ai dit que la vie n'était pas toujours juste, il a fait mmh et il a pas demandé plus loin.

Toujours dit que j'étais un test de peu de volonté...

Mon p'tit fillot d'amour arrivant le lendemain, j'avais décidé que je ne rentrerais pas tard chez moi...  Mais vraiment pas tard, hein, genre 21h comme ça je dors à 22h et je pète la forme le lendemain.  Ouais ouais...

Donc je suis arrivée chez Romain vers les 17h, le temps de papoter un coup et il sera 20h, on se mange un bout et je file !  Et c'est là qu'est venue la phrase fatidique, celle qui me fait flancher à chaque fois au point d'oublier mes décisions prise 15 minutes plus tôt, dans la voiture : tu veux un shot miss ?

Toone de rappliquer histoire de causouiller un peu et de nous expliquer son plan "je mets ma voiture à la casse et je récolte deux années gratuites de Stib, Sncb et Cambio" (métros, trains et voitures partagées belges donc) et également les soucis administratifs qu'il s'apprête à affronter en épousant une russe en n'ayant pas de travail fixe et en se suffisant à manger des pâtes aux zwan...

Et puis d'autres bougres que je n'avais pas vu depuis des mois sont arrivés et on s'est mis à jouer à un bête jeu, sorte de poker menteur chinois.

Le jeu constitue à mentir en gros, tout en étant obligé d'enchérir soit sur le nombre de dés, soit sur la valeur des dés (c'est un jeu de dés...).  Le total annoncé doit regrouper l'intégralité des dés, même ceux des autres ensuite soit tu surenchéris, soit tu chapotte celui qui a annoncé.  Les 1 valent joker et si tu perds, ben tu bois.  Très mauvaise idée, ça, je pense avoir perdu un bon 3/4 des parties et j'étais évidemment totalement saoule, je pense qu'ils l'ont fait un peu exprès, bande de salauds !  Toone qui déteste jouer à n'importe quoi a bien voulu finalement boire à ma place quand j'en étais à envisager de faire pipi dans ma culotte plutôt que d'aller aux toilettes mais le fourbe m'a abandonnée au bout de 4 parties (que j'ai perdues donc).

C'est finalement Matthieu, que j'ai vu trois fois dans ma vie, qui a remplacé Toone en ad symptiam pour ma pomme mais vu que je le connaissais genre pas du tout, je n'ai plus osé perdre et donc j'ai finalement abandonné la partie tout en me faisant gentiment traiter de mauvaise perdante.  Et vu que j'étais sur ma tête, j'ai juste dit "oui oui" plutôt que d'entrer dans un monologue justificatif qui m'aurait filé un mal de crane dingue et qui n'aurait eu que très peu, voire aucun, effet sur la logique un peu je-m'en-foutiste de mes compagnons de jeu...

Je vous dis ça parce que si un jour, plein(e) de bonne volonté quant à votre horaire du We, si jamais on vous propose de jouer à un poker menteur chinois super-chouette-tu-vas-voir-tu-vas-te-marrer, dites non ou bien exposez vous à une soirée un peu honteuse et à une solide gueule de bois le lendemain à l'arrivée de vot' fillot.

Pensée philosophique du jour : "Ca fait suuuuuuper longtemps que je t'ai pas vue, dis, t'as les cheveux longs !" Toone

12 mars 2012

Ali Bobo et les 40 tests

(question du jour : cette putain de photo va-t-elle apparaître en paysage comme je lui demande...) 

C'est là que vous vous dites que tcheu dis, comment j'ai changé, j'ai tout noté sur un papier ce que je devais faire ?!  Et c'est là que je vous réponds que non, je reste une incorrigible brouillonne organisationnelle et puis que de toute manière, ce n'est pas mon écriture...

C'est en juin 2011 (on applaudit tous l'incroyable anticipation) que Bobo nous a demandé de bloquer notre 10 mars 2012 pour que l'on vienne crier "SURPRIIIIIIISE" à son mari chéri qui allait fêter ses 40 ans.  Et comme nous sommes sages et obéissants (et qu'on a tous des agendas électroniques, ça joue), et bien nous l'avons noté.  Les rappels sont apparus il y a 2-3 mois par l'intermédiaire de mails Boboesques.

Elle a demandé un peu d'aide pour le jour fatidique et je me suis portée pigeonne volontaire et c'est donc vers 14 heures que j'ai débarqué dans leur bled pour découvrir une Bobo écarlate et suante qui avait déjà bougé les meubles, viré les jouets, monté les affaires à préparer tout ça...

Moi, je suis une bonne fourmi ouvrière.  On me donnait les instructions, je les suivais à la lettre et c'était bien mieux ainsi.  Faut habiller les chaises, dresser les tables, mettre les serviettes, décorer le tout.  Ok, M'dame !


Le plus difficile à faire, en fait, c'était ces gros noeuds en tissus à l'arrière des chaises.  Au bout de 19 noeuds, j'ai fini par devenir spécialiste, j'ai rajouté ça à mon Cv, on ne sait jamais ça peut servir...


Oh ben c'est con, t'as pris des décos blanches alors que tout est déjà blanc...  Qu'à cela ne tienne, on va taper les coeurs sur les serviettes, ça va le mettre en évidence.  Et puis on va aussi réserver cette petite tige décorative made in China fait par des petits doigts pour mettre sous la serviette de notre héros du jour et de son héros de tous les jours (c'est le même...)


La table est parfaitement dressée, on peut barrer ça sur le post it...  Ah non, on met où ce 40 ?  Oh, près des vins et des bacs à boissons, tiens, une touche de doré rajoutée à la touche de jaune des fleurs...


Voilàààààà.  Qu'est-ce qu'il faut encore faire dis-moi ?

J'ai réécris mon discours (au nom des amies de Bobo, j'ai pas pu m'en empêcher =D) pendant que Bobo allait chercher les fleurs, on a installé le rétroprojecteur, on a aidé sa maman pour les petites assiettes à foie gras, on a bien tout rangé la cuisine pour accueillir le traiteur, on a bu deux-trois petits cafés pour garder la pèche et puis il ne nous restait plus qu'à patienter jusqu'à l'arrivée de son amoureux...

19h30 : SURPRIIIIIIIIISE !!!

Il était tout paf, la bouche serrée pour probablement pas se mettre à chialer et je pense qu'on a crié un peu trop fort car on a fichu une trouille bleue à son gamin qui a terminé en pleur sous une table alors qu'on entonnait "JOYEUX ANNIVERSAIRE" d'une voix commune et très très fausse...

Une magnifique soirée, entre nous, en famille et entre amis, c'était parfait !  Et puis en plus, j'ai trouvé mes deux comparses pour le TomorrowLand, j'en suis ravie dites-donc...

Pensée philosophique du jour : "tu prends un couteauuuuuu, tu fais trèèèèèès attentiooooooon et tu couuuuuupes touuuuuuut doucemeeeeeeent les fraiiiiiiiises en tranches fiiiiiiines"  La maman de Bobo qui a dû zapper un moment que j'étais pas un de ses petits enfants mais une grande fille de 38 ans parfaitement capable de couper des fraises =D

9 mars 2012

Marcelle, t'es comme un test pour moi




J'ai entendu cette chanson il y a quelques jours, dans la voiture, à la radio...  Ma tête s'est mise à tanguer de gauche à droite, je tournais légèrement le volant, prise par ce rythme à la fois doux et motivant.  Marcelle, c'est ton nom, c'est ton nom.  J'ai regretté quelques secondes de ne pas connaître une Marcelle et puis je me suis souvenue de Madame Marcelle...

Vincent Moorlook, il aimait beaucoup sa mamy, elle faisait les meilleures tartines au jambon du monde et le dimanche, ils mangeaient devinez quoi ?  Ben du poulet !  Je ne l'ai vue qu'une fois, elle ressemblait à Vincent en beaucoup plus vieux, c'est tout ce dont je me souviens.  Elle habitait dans cette rue non loin de l'étang du Sobiesky, un quartier de Laeken que j'affectionnais particulièrement quand j'y vivais.

Et puis j'ai déménagé à Montgommery et la première fois que Vincent est venu, il m'a dit "woh putain, je pense que tu as Madame Marcelle dans ton immeuble, c'est une dingue, elle vivait dans l'immeuble de ma mamy et ils ont fini par la foutre dehors, elle buvait et sortait son chien une espèce d'immonde lassie nain qui aboyait toujours et elle faisait aller l'alarme de l'ascenseur la nuit.  Elle a rendu tout le monde fou, elle est pas sympa, purée Madame Marcelle, j'aurais jamais cru que j'y repenserais un jour ?!"

Effectivement, Madame Marcelle était plutôt de l'ordre de Tatie Danielle que de la grand-mère à Vic dans la Boum, sans hésitation...  Elle avait effectivement un lassie nain qu'elle aimait à sortir tôt le We en le faisant bien aboyer dans la cage d'escalier, elle faisait la tronche et chonchonnait toujours sur le fait que dans notre ascenseur (qui était en fait un monte-charge de bateau tellement le proprio était radin) et bien il n'y avait pas d'alarme ?!  En fait, c'est ça qui nous a sauvé, la radinerie de notre proprio.

Avec moi, ça allait encore, je suis plutôt d'un naturel gentil et aimable, du coup elle n'avait pas de quoi râler même si souvent elle me disait que tiens tiens, il y a quand même beaucoup de garçons chez vous hein...  Qui dorment...  Tiens tiens...  Son roquet beuglant comme un taré, c'était plutôt rigolo quand j'y repense.

Un jour, elle s'est entichée d'un pilier du bistrot du coin où elle traînait toujours, elle s'est mise à boire beaucoup plus et puis moi, j'ai déménagé.  Pas à cause de ça hein, j'ai juste déménagé.

Travaillant à cette époque à Montgom', je la croisais de temps à autre, elle avait un déambulatoire maintenant et bien souvent sa jupe était auréolée d'un brun pâle assez pitoyable.  Et elle est morte, quelques mois plus tard.

Chacun sa Marcelle, hein, moi je préfère celle de Jean-Louis Aubert.  La sienne, il l'a rencontré à l'hôpital alors qu'il allait visiter son père, elle était toute seule depuis des mois, il lui a dit bonjour tous les jours, un jour elle lui a souri, ils se sont un peu parlé, et puis le lendemain elle est morte.

Pensée philosophique du jour : "Je me demande ce qui est pire chez lui, qu'il n'aime pas le Seigneur des Anneaux ou qu'il aime Bart De Wever..." On a ri =D

8 mars 2012

Tests can dance... à la radio ?

Voilà donc que deux mois se sont rajoutés à mon petit challenge "un concert par mois"



Alors eux, je pourrais dire qu'ils furent les Yann Tiersen de mes 18-25 ans.  J'écoutais ça en lisant, tout le temps.  Je me souviens de Vincent Moorlook me copiant les Cd que je n'avais pas sur des K7 sur lesquelles il avait collé des stickers celtiques phosphorescents, il avait écrit les titres de manière tellement structurée que j'arrivais à rien lire...

A l'époque, j'en avais à peu près rien à foutre des concerts et ce groupe faisait partie des regrets live en compagnie de Léo Ferré ou The White Stripes...  Et puis j'ai appris genre la veille que le groupe sortait un album et lançait une tournée avec places mises en vente à 10h30...  Branlebas de combat, sold out en genre 20 minutes mais j'ai quand même pu choper 4 places au passage, en espérant qu'elles ne soient pas trop pourries...

Ca, ce sera pour le mois de septembre.



Alors eux, c'est un genre d'amour haine depuis le début, tout le monde m'a saoulé avec Radiohead alors que moi je voulais du Benny Bennassi et puis cet affreux concert au pukkelpop...  Malgré tout j'aime majoritairement bien ce qu'ils font, donc pourquoi pas les voir en concert tiens, c'est en octobre, un mois vide =D

Ici aussi, j'ai appris genre hier qu'ils faisaient une tournée, branlebas de combat et Zorro-Manu est arrivé avec son p'tit avantage sorti de son chapeau et voilà Mam'zelle, 4 places toutes belles ?!  Et donc sold out en je ne sais pas combien de minutes ou heures, le monde est fou...

Pensée philosophique du jour : "Une salle de concert vide sonne encore plus mal qu'une salle de gens à la cervelle vide" Arnold Schoenberg

7 mars 2012

6 tests plus tard...

Or donc le 7 octobre 2011, je dormais pour la première fois dans mon nouvel appartement.  Bourrée de doutes, de stress, de fatigue et le coeur totalement raplapla, j'ai vraiment vécu ce déménagement l'esprit à côté de mon corps...  Je me souviens vaguement avoir emballé les caisses, je me souviens vaguement me faire engueuler par Romain et LoveMom parce que je portais des caisses avec un dos totalement décomposé, je me souviens vaguement de cette première nuit où je me suis couchée à 3h pour me lever à 6h et aller chercher Nella à l'aéroport (oui oui, je peux me targuer d'avoir l'amoureuse d'un ami qui est venue en avion me faire la fête !).  Tout cela, je m'en souviens vaguement, comme si ce n'était pas moi, comme si finalement je me retrouvais enfin face à ma vie et à ses inquiétudes multiples...

6 mois plus tard : bilan...

Mon sommeil 
Finalement le plus important, j'ai très mal dormi durant plus de 10 années, souffert d'insomnies à cause de connards de voisins durant 3 années.
Aucune chose ne se faisant sans un minimum de volonté, j'ai depuis le mois de janvier décidé de ne plus sortir en semaine jusqu'à tant que je n'arrivais pas à me lever le matin.  J'habite maintenant près de la Place Misère, c'est l'enfer dès 7h30 à cause de la sortie du ring, je dois partir de chez moi vers 7h et donc me lever vers 6h.
Il n'y a pas de miracle, en me levant à 6h et ayant accumulé des heures/semaines de manque de sommeil, ce n'est pas en me couchant à minuit que ça aurait été !
Je me suis donc imposé un rythme différent, à savoir me coucher avant 22h !  Oui oui =)
Bon, chassez le naturel et il revient au galop mais j'ai mis des rennes à mon cheval et je tire sur le mors tant que je peux !  Et j'y arriverai...
Tout coucher est un supplice mental pour moi, la peur de ne pas m'endormir dans les 5 secondes, la peur de me réveiller durant la nuit, la peur de la chambre.  Tout s'atténue, mais très très lentement, trop à mon goût.

Mon boulot
J'accumule maintenant un bon 45h de travail semaine...  C'est beaucoup, oui, mais en ce moment le travail est l'unique chose qui puisse m'épanouir en semaine alors à quoi bon tenter de revendiquer quoique ce soit maintenant, j'accumule les heures supplémentaires qui se transformeront en jours de congé ou en primes quelconques d'ici quelques temps...  Finalement ça me convient très bien ainsi, je commence très tôt, je finis à l'heure pile (17h30 faut plus me causer, j'ai mon manteau et ciao les gens !) et j'en suis ravie...
Depuis que j'ai accepté ce boulot dans le Cabinet d'en face, je revis !  J'apprends tant de choses que je ne connais pas (le monde juridique, moi, prrllll), je suis face à des personnes disponibles et ravies de ma curiosité en tout point, une excellente chose que voilà, un pain béni pour ma vie professionnelle.
Le prix à payer peut paraître élevé, ça fait des années que je me bats pour être allégée de certains travaux, en vain, et j'en suis à accepter d'en prendre en plus.  Et pourtant, cela m'épanouit, même si je sais au fond de moi que je ne suis pas carriériste et que si on me donnait un horaire un peu plus planplan, je l'accepterais probablement volontiers...

Mes amis
Ma vision de l'amitié n'est plus la même...  Ceux qui me lisent depuis toutes ces années savent à quel point ce domaine est primordial dans ma vie, je me vantais haut et fort d'avoir réussi sur ce point et je revendiquais sans aucune hésitation que ce qui était acquis l'était à vie.  Grave erreur, très grave erreur !
Je me suis renfermée dans mon cocon.  J'appelle très peu pour le moment, je ne suis pas très présente actuellement mais je n'ai pas vu d'autres alternatives qu'à celle de me renfermer, pour ne plus souffrir...
Je me suis rendue compte que l'unique pôle auquel je pouvais m'attacher sans aucune hésitation est le navire parental.  Mes parents sont très présents pour le moment, très compréhensifs.  Comme s'ils se rendaient compte que leur fille souffrait de tout cela et qu'il lui fallait juste de l'amour pour avancer un peu mieux et reprendre confiance en elle et surtout en les autres.

Mes amours
Qu'est-ce qu'on se marre !
Non, plus sérieusement, je suis dans un état d'esprit actuel très sombre sur ce point...  Je suis seule depuis pas mal de temps et, pire, j'ai été seule dans mon couple durant des années.  Le constat est alarmant...  Je ne crois plus en l'amour, je suis persuadée que je vais finir ma vie seule...  Et pire, bien plus pire, je supporte très difficilement les amours des autres.  Et c'est horrible à avouer, j'en ai honte et je combats ces vilaines pensées, mélange de jalousie, d'envie et d'énormément de chagrin.  Quand Bobo m'en a parlé la semaine dernière, me disant qu'elle ne comprenait pas pourquoi personne ne m'aimait, j'en aurais chialé dites donc !
J'ai encore du chemin, je le sais, pour ne pas virer à l'aigreur et laisser l'amertume rentrer dans mes pensées pourtant si positives et si aimantes vis-à-vis des gens que j'apprécie.

Mes nouveaux rituels
Quelques semaines après mon arrivée dans ce nouveau chez-moi, j'ai organisé une petite réunion filles-qui-aiment-les-bougies.  Expérience que je ne pense pas un jour renouveler mais qui m'a tout de même permis d'acquérir quelques loupiottes dont un porte-bougie mural et une sorte d'abat-jour où je peux poser deux lampions pour éclairer le tout.
Non seulement c'est très joli mais en plus le bon conseil maternel m'a fait poser le porte-bougie mural dans le premier couloir menant vers la chambre.  Hihi, en fait j'ai trois couloirs, huhu comment je me la pète !
Le soir, quand le soleil se couche, je vais allumer cette bougie, éclairant tant l'accès au sanitaire qu'à celui de ma chambre.
J'ai également posé l'abat-jour dans ma chambre, je l'éclaire tous les soirs.
Autre petit rituel venu se greffer : j'aère ma chambre tous les soirs.  J'allume la bougie de l'entrée, je vais ouvrir la porte de ma chambre, je la laisse s'aérer une heure ou deux et quand je vais la fermer, je regarde quelques instant dehors (la vue de ma chambre à défaut d'être magnifique, a l'avantage d'être sans vis à vis et de donner sur des jardins et des parkings) et puis j'allume les petits lampions pour laisser la lumière doucement se diffuser dans la chambre.
Et j'ai enfin, depuis quelques semaines, rajouté le petit rituel du matin, j'ouvre grand dans ma chambre en me levant, le temps de prendre mon petit déjeuner.  Comme pour déjà évacuer les toxines libérées la nuit, c'est un plaisir que j'apprécie énormément...

Il est loin le chemin vers la plénitude, il est semé d'embûches et j'ai toujours ce coeur gros et lourd que je n'arrive pas à libérer.  Je pleure beaucoup moins mais malgré tout je pleure encore parfois, comme pour évacuer des douleurs dont je n'ai pas vraiment connaissance, ces peines enfouies au fond de moi dont j'ignore parfois les dégâts qu'elles arrivent encore à me faire.  Je me soigne, j'y arriverai !

Pensée philosophique du jour : "Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre."  Marc-Aurèle

6 mars 2012

Les sombres tests de l'Ouest

Alors moi, parfois quand je glandouille, je me matte des trucs sur les tueurs en série sur Youtube et Dailymotion. Megavideo est mort mais j'avais évidemment regardé en streaming tout ce qui avait pu alimenter cette petite passion que j'ai pour ces gens qui sont totalement dénués d'empathie.   En fait, j'essaie de devenir tueuse en série pour flinguer cette putain d'empathie qui m'emmerde mais je supporte pas la vue du sang, je suis mal barrée...

Et bien évidemment, quand j'ai lu chez le Golb une chronique sur "Appropriate Adults", le temps de lire l'article et j'étais déjà dans mon radeau sur un torrent fait de 0 et de 1 pour finalement arriver en .avi sur mon ordinateur...  Thomas, le tenancier du Golb donc, n'était pas méga positif sur la chose, un petit 2 sur 6. Pas grave, je regarde quand même.

Le personnage principal de cette mini-série de deux fois une heure et demi, c'est Janet, une femme comme tout le monde, trois mômes, un compagnon, elle est en retard pour déposer ses gamins à l'école, tout ça... Puis elle est contactée par la police car elle est inscrite dans les listes de ces "appropriate adults" qui existent dans le droit anglais qui dit que si une personne interrogée dans le cadre d'une procédure judiciaire est psychologiquement fragile ou mineure, elle a droit à la présence d'un parent ou d'un assistant social qui veille au bon fonctionnement des interrogatoires on va dire. Et Janet, pour sa toute première expérience en tant qu'appropriate adult, elle va se prendre Frederic West...

Une de ses filles a porté plainte contre lui, pour le meurtre d'une de ses soeurs, enfant dudit West donc. Il avoue, il est inculpé, Janet arrive au poste et entend donc comment cette fille a été étranglée par son père, et qu'une fois toute bleue et morte, il a tenté de la ranimer et comme il y arrivait pas, ben il l'a découpée et puis il a tapé la tête à la poubelle, les jambes derrière le cabanon et le corps à côté. 




Ok...

Au fur et à mesure de ces trois heures, Janet va s'en prendre plein la tronche car ce n'est pas une personne que le Fred a tué mais au moins 11... Toutes des filles, certaines enceintes, toutes violées, sauvagement. Par lui. Et par sa femme. Car Rosemary West, elle est pire. C'est la tête pensante, la plus perverse des deux.


 Youpie...

Toute cette histoire est vraie. Fred et Rose West sont les monstres de Gloucester, ça a défrayé la chronique anglaise dans les années 90, Fred West s'est suicidé avant le procès et Rose West croupit en prison. Janet aussi a réellement existé et c'est par elle que l'on se plonge dans toute cette horreur. Aucune scène violente dans tout ce glauque, tout est dans les aveux et quelques allusions assez dérangeantes comme ce gros-plan sur les ongles perpétuellement noirs de West ou un tiroir contenant gode, menottes et autre fouet rapidement entrouvert par Jane lors d'une perquisition. C'est comme si elle était vous et moi, une citoyenne banale plongée dans un truc sadomaso sur des gosses, vraiment pas l'expérience chouette à vivre. L'histoire, racontée avec pudeur, est suffisante que pour rajouter quoique ce soit de sensationnel, il fallait une série anglaise pour y arriver, je pense.

C'est Dominic West ("héros" dans The Wire, une de mes meilleures séries au monde) qui se colle dans la peau de West (l'avait déjà l'nom, ahahah !).  Il dira avoir fait des cauchemars durant le tournage tant les horreurs perpétrées par ce couple étaient incompréhensibles.  Purée, je le comprends !

Pensée philosophique du jour : "Une famille est un endroit où l'esprit entre en contact avec l'esprit des autres. Si il y a de l'amour entre ces esprits, le foyer devient aussi beau qu'un jardin fleuri. Mais si ces esprits ne sont pas en harmonie les uns avec les autres, c'est comme si une tempête ravageait le jardin." Buddha
(citation issue de Criminal Minds, une de mes séries préférées, vous l'aurez bien compris =))